Connais-les toi-même !

Publié le par Julababa

Nous ne voudrions pas nous faire l'avocat du diable, ce serait trop notre genre. Mais l'époque est aux mesures d'exception et nous voulons seulement redresser un tort.

 

Quel début de semaine effroyable nous venons de passer. La France a-t-elle soudain perdu la boule ? Car voici qu'en une soirée le stade Bollaert est devenu l'antre du fanatisme, le repaire de la violence, la caverne de la haine.

 

Depuis des décennies, les supporteurs du  Racing Club de Lens étaient au public de football ce que la Troisième République est à la République Française : un modèle d'harmonie et de tolérance. Nicolas Sarkozy évoque Jaurès et Gambetta ? Frédéric Thiriez mouille une larme aux premières notes des "Corons". Lens, c'est un public vêtu des pieds à la tête aux couleurs de son équipe, qui n'a d'yeux que pour elle et qui n'a pas assez de voix pour insulter l'adversaire tant il est occupé à chanter la fierté régionale. Les sang et or sentent la terre, les mineurs, le peuple, la bière. Un Lensois, on le sait, c'est bon comme du bon pain.

 

Et d'un seul coup le pain aurait pourri ? Soyons sérieux ! Le dernier rempart contre le hooliganisme parisiano-marseillais, la Troisième République du football ne peuvent être devenus une quelconque banlieue du crime, une zone de non-droit où on sédentarise le nomade pour mieux tabasser l'homme en noir.

 

Le Ch'ti n'a-t-il pas le coeur sur la main ? Il accepte tout le monde, même les postiers du Sud ! Et il suffit d'une pluie métallique sur un arbitre de touche pour que d'un seul coup le Maroilles sente mauvais. Voilà qui est un peu fort !

 

Eh bien non ! Nous allons de ce pas révéler ce que tout le monde sait dans ch'nord, mais qu'on ne dit pas. La rumeur est vraie, oui les mots : "On t'a touché, on va te finir" ont bien été prononcés dans les tribunes. Et pas qu'une fois. Mais qu'on se rappelle le film de Dany Boon : le Nord c'est les vrais gens, les gens qui souffrent, ceux qui savent le prix des choses et notamment celui de l'argent. Le Nord, on nous l'a assez répété, ce sont les vraies valeurs chères aux présidents de toutes sortes et à tous ceux qui ont un coeur.

 

Dans le Nord, on ne gaspille pas. Quand on commence une frites-fricadelle, on la finit ! Sinon, ti va  t'prindre ma main din t'guif cha t'aprindro !

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