Contre Roustan, tailleur de costards.

Publié le par Amiral Montfort

Aimer ou détester est un droit partagé par tous. Mais pour s'aventurer dans la justification des goûts et des couleurs et de la Haute Couture, mieux vaut choisir, aiguiser et fourbir ses arguments. Hélas, n'est-il pas regrettable que le blog d'un soi-disant spécialiste jouissant de la publicité offerte par le site internet du seul quotidien sportif français, ne s'élève pas au-dessus de l'opposition bornée "j'aime/j'aime pas" et se contente en guise d'argument de l'accusation éculée de mercantilisme à l'encontre des dirigeants de la Fédération Française de Football ?

 

Monsieur Roustan, avoir le même prénom et le même employeur que certain autre chroniqueur sportif ne fait pas de vous un inspiré : en près de six minutes, vous avez réussi  seulement à rappeler qu'un maillot doit représenter l'Histoire et la culture d'un club ou d'une équipe nationale. Vous dénigrez à juste titre les présidents de clubs badigeonnant leurs maillots de publicités ou troquant maillots domicile et extérieur à couleurs traditionnelles pour des third gold et black. Mais que souhaitiez-vous pour l'équipe de France ? La redite de maillots blancs ou rouges ? A moins que le coeur ne vous portât du côté de Mare del Plata et de ses vertes rayures ?

 

Selon quels critères déterminez-vous ce qui ressort ou non de l'Histoire ? Un maillot inspiré des marinières n'a-t-il vraiment aucune pertinence à vos yeux pour le pays possédant la deuxième plus vaste zone économique exclusive ? Porter à domicile les trois couleurs de la République et de la Révolution, et à l'extérieur la tenue qui a conquis les mers, n'est point incongru à l'époque où nombre de footballeurs ont traversé les océans pour devenir nos compatriotes.

 

Hélas, vous avez préféré moquer la tenue des mousses en vous couvrant le chef d'un bachi et en jabotant des bribes de Jean Ferrat. Mais pendant que vous gesticulez devant votre caméra, signalons que lorsque le poète chantait les marins du Potemkine, c'était avant tout les révolutionnaires qu'en eux il célébrait.

 

 

Aux manichéens qui ne verront dans cette attaque qu'une défense publicitaire, signalons notre billet de sortie du maillot domicile, en attendant bientôt quelques mots de plus sur la marinière.

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