Dimanche 3 avril.

Publié le par Tof Mont'lair

Il est des week-ends comme celui-ci où l'on tente, où l'on s'efforce et rien ne vient, rien de bon. Tout est prêt, tout est là, à portée de la main, la meilleure des formes, les meilleures intentions, pourtant il manque quelque chose qui ferait un grand moment.

 

PSG-Lorient, CSKA Moscou - Krasnodar, 2500 kilomètres de distance et deux matchs semblables. Quatre vainqueurs potentiels pleins d'enthousiasme, pleins de lacunes. Deux spectacles, pas des meilleurs, deux matchs, pas des pires. 0-0, 1-1 - ni le score ni le jeu n'avaient de quoi enflammer. Le Parc sonnait moins creux que le Stade Luzhniki, sans faire beaucoup plus de bruit.

 

Quand la nuit tombe sur le week-end et ses promesses non tenues, il faut savoir trouver que le principal était ailleurs. Dans un dimanche ensoleillé. Dans une pensée douce à la vue d'un bébé crapahutant après sa balle. Dans la mélancolie d'une fin d'hiver, dans l'espérance du printemps qui est là.

 

Il est de coutume, en Russie, de noyer les terrains de football sous plusieurs centimètres d'eau à l'automne pour que l'hiver les transforme en patinoires. Quel bonheur de voir avril fondre en eau la glace et la neige amoncelée autour. Cela dégouline et cela brille de partout dans un gazouillis enchanteur. Bien sûr, à mesure que la neige fond, coule et disparaît, elle abandonne à sa place les nombreux détritus qu'on lui faisait cacher - mégots, bouteilles, sacs en plastique, paquets, boîtes, préservatifs, boue, crottes, etc.

 

Passes, courses, tacles, tirs recouvriront bientôt de football le rebut de notre négligence. Ô douce allégorie de notre condition !

 

 

Donc, il y avait du football.

 

PSG 0 - Lorient 0

Un jour, Nenê se dira que parfois jouer simple permet aussi de montrer son talent.

(Bande-son : NTM, "Respire")

 

CSKA 1 - Krasnodar 1

Pourquoi pas...

(Bande-son : Jacques Brel, "Au printemps")

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