Au-delà du goût, la préférence.

Publié le par Fabrice

Une soirée de football annoncée à grands renforts de dithyrambes, il y aurait du spectacle et des stars, du Ronaldo, du Messi, du Ramos, du Villa, du Kaka, du Guardiola, du Mourinho, de l'Iniesta. Bref, du lourd, du très lourd ! Mercredi avait lieu le deuxième des quatre matchs en trois semaines opposant le Real Madrid au FC Barcelone.

 

L'impérieuse capitale contre l'indécise indépendante, la continentale contre la maritime, la laborieuse contre la royale, le beau-jeu contre le jeu réaliste. Les oppositions volaient, clivaient, toutes bonnes à vendre du clasico - du vrai, du football - du vrai au kilomètre.

 

Il arrive parfois que le nom le plus ronflant du plus renommé des vins attire moins qu'un vin du coin pas grandiose sans être mauvais. Question de viande ou de poisson, d'accompagnement, de compagnie, d'ambiance, d'humeur.

 

Or, ce soir-là, alors qu'en finale de la coupe du Roi un très grand cru nous était proposé, c'est sur la demi-finale de coupe de France que se porta notre choix. Angers-PSG. De bons joueurs de Ligue2 contre de bons joueurs de Ligue1, pas de stars, moins de vingt mille spectateurs dans les tribunes.

 

Le spectateur se lasse parfois des pelouses tondues trop carré, trop bien éclairées et des noms répétés jour et nuit sur toutes les ondes, sur toutes les chaînes, à toutes les pages. Il leur préfère l'odeur forte de la terre, le gazon humide, gras, l'écho des petits stades, les noms inconnus, l'engagement mal contrôlé, les erreurs mal rattrapées, bref le football qui bégaie et ne se résume pas encore à un énième passement de jambes de Ronaldo.

 

La technologie permettant au spectateur de voir un match au sommet chaque week-end, celui-ci devient si difficile qu'il oublie qu'il existe encore des joies simples.

 

 

Car c'était du foot, et du bon !

 

Angers 1 - PSG 3

(Bande-son : Julien Clerc, "Ma préférence")

 

Brest 2 - PSG 2

(Bande-son : Jacques Brel, "Au printemps")

Quatre buts, quatre dribbles inutiles de Nenê avant de perdre le ballon sur le premier but brestois, au moins quatre occasions de but envoyées dans les tribunes par Bodmer, pendant qu'Edel, cueilleur de fraises de vocation, entre sur le terrain, fait une bêtise plus grosse que lui (sic), un arrêt joli mais inutile, et se prend un but en moins de quatre minutes. Il y a quatre mois, Paris visait le titre (re-sic).

 

Finissons par souhaiter à Taïwo, pyromane sodomite de profession, de ne jamais se retrouver dans une rue isolée avec ces Parisiens qu'il trouvait spirituel d'enculer hier soir. Qu'il n'oublie pas que plusieurs de ces individus ne sont pas beaucoup plus brillants intellectuellement que lui.

Et profitons-en pour lui signaler qu'il jouait bien contre Montpellier hier soir, pas contre le PSG.

Publié dans Erotisme

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