Jalousies épistémiques.

Publié le par Julababa

D'après un sondage de la revue Sciences, Infos et Choléra (numéro 7 à paraître le mois prochain), le Paris-Saint-Germain est le club qui intéresse le plus la science (45%), devant le club xénophobe expérimental du Zénit Saint-Pétersbourg (15%) et la Juventus de Turin sous assistance médicale d'il y a quelques années (10%). Le succès international du club parisien tient à la pluridisciplinarité de l'intérêt qu'il provoque.

 

Ainsi, cette semaine, les sociologues ont-ils pu de nouveau étudier le phénomène de l'interprétation partisane des résultats. Alors que pour les supporteurs parisiens le match nul 2-2 en Biélorussie était un bon résultat, pour les autres c'était un score pitoyable vu la faiblesse de l'adversaire. Que la presse se soit réjouie ne change rien : comme on dit sur la Canebière, "peuchère, tout le monde sait que les journalistes ils sont pour le PéEsseuGéeuh, con." Oh, pécaïre !

 

Concurrence oblige, les dures sciences de la nature ne pouvaient laisser les sciences humaines profiter seules du spécimen. Médecine, physique et chimie étaient aux aguets, cet après-midi, pour étudier les conséquences, trois jours plus tard, d'un match joué par -15°C.

 

"Eh bien, nous apprend le professeur Chaton du laboratoire d'études physico-spaciales appliquées à la chimie des corps instables, le froid conserve ! Le jeu du PSG est resté le même, osé, désordonné, techniquement incertain, entre jeudi et aujourd'hui : la première mi-temps contre Nice est une copie mal décongelée du match contre Borisov. Baisse de régime de Nénê finalement décisif, entrain de Jallet, imprévisibilité d'Edel, distance entre les lignes, tout y est, les buts aussi ! On pourrait même pousser la comparaison jusqu'à remarquer des similitudes dans le comportement des adversaires. C'est formidable !"

 

Oui, professeur Chaton, le foot, comme la science, c'est formidable.

 

 

Car il y avait du foot !

OGC Nice 0 - Pais-Saint-Germain 3

(Bande-son du match : Sergeï Prokofiev, Concerto pour piano n°1 en ré bémol, op.10)

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