Sic...

Publié le par Julababa

Le football, ça va vite. Un jour vous jurez vos grands dieux que vous allez faire pruve d'humilité pour continuer sur votre lancée, le lendemain vous perdez à Sochaux. Ca c'est pour Paris. Un jour vous êtes champion, vous reconstruisez la gloire ancienne d'un club centenaire, et deux mois plus tard vous n'avez pas su attirer ni retenir un seul joueur un peu solide. Voilà pour l'OM. Un jour vous gagnez modestement votre premier titre de champion, et sept ans plus tard vous en avez gagné d'autres sans être devenu beaucoup plus populaire que Calais. OL, c'est pour toi.

 

Le football, ça va très vite. Un jour votre groupe vit bien, il est "dans le plaisir" (R.D.), un mois plus tard il est "dans la grève" (D.R.). Un jour vous êtes sûr d'être champion donc vous insultez les journalistes, et quatre V2 plus tard vous insultez encore les journalistes mais vous êtes has-been. Un jour vous êtes une idole, trois ans plus tard vos anciens fans n'évoquent plus que vos soirées arrosées et vos retards à l'entrainement.

 

Le football, ça va trop vite. Un jour vous êtes sentimentalement attaché à votre club, le lendemain vous êtes contractuellement engagé par un autre. Un matin vous êtes le milieu défensif de l'équipe nationale, le soir vous êtes stoppeur dans un club de seconde main. Un jour vous voulez juste jouer, le lendemain il faut qu'on vous parle bien.


Et puis quelquefois vous croisez des gamins qui jouent au ballon dans la rue. Et là, ça va encore plus vite.

Publié dans Hors-jeu

Commenter cet article