Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 21:51

 

Les pages 14 et 15 du Monde de demain intriguent. Un fil - lacet? câble? - les traverse du bas gauche au haut droit. Serait-ce une chaîne ou un cheveu échappés du stagiaire préposé au scannage du journal? Le lecteur en ligne qu'est votre serviteur zoome et se rend compte que non : la mise en page et la morphologie des paragraphes s'adaptent au serpent. Il tourne la page, comme le parasite semble y engager, et voit le facétieux filament continuer sa route, traverser tranquillement la page 16 jusqu'à alimenter page 17 l'ampoule d'une publicité pour un groupe électrogène.

 

Ainsi, non contents d'influencer l'enchainement des rubriques en squattant pages et doubles-pages, de mitiger l'engagement d'un journaliste en juxtaposant à son article son antithèse en couleurs (voir par exemple la page 7 de la même édition), les publicitaires se sont aussi attribués le droit de mise en page. Sous prétexte de créativité et la main à la poche, ils ordonnent les colonnes, commandent les lignes, décident les césures. Pour le plaisir du lecteur, il reste les slogans.

 

Mais imagine-t-on ce soir un tube de dentifrice géant aller percuter Franck Ribéry en plein débordement? ou un pénalty retardé par un mur en carton-pâte positionné devant le but? A quand une voiture de sport lancée dans un slalom à toute allure entre les joueurs tentant avec plus ou moins de bonheur de réaliser ce pour quoi les spectateurs sont venus?

 

Rêvons d'un jour où les médias ne seront plus que publicité. Rêvons enfin de ces médias qui n'auront plus de public. Messi reviendra jouer dans les arrière-cours, les spectateurs iront chercher les ballons sortis en touche, nous lirons dans le sable des articles sensés; puis tout s'effacera.

Par Jack Cegayla - Publié dans : Médias - Communauté : L'art et la manière
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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 20:57

Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore... Pastore...

 

Salvatore Sirigu !

 

 

Bible à part, il y avait du football.

 

OM 0 - Rennes 1

Où, sans trop mal jouer, l'OM perd et en prend pour son grade.

(Bande-son : NTM, "La fièvre")

 

PSG 1 - Brest 0

Où, sans trop bien jouer, le PSG gagne et se couvre de louanges et merveilles.

(Bande-son : NTM, "J'appuie sur la gachette")

 

Lille 2 - CSKA 2

Où Lille joue très bien deux fois plus longtemps que son adversaire sans arriver à se prendre moins de buts ; très dommage, mais il paraît que c'est le métier qui rentre, alors...

(Bande-son : NTM&Nas, "Affirmative action")

 

PSG 3 - Salzbourg 1

Où, quand même, ce n'était que Salzbourg...

(Bande-son : NTM, "Le rêve")

 

Evian-Thonon 2 - PSG 2

Où le Grand Paris s'en remet à des entreprises personnelles pour se sortir de la vaillante résistance de trois petelins ligués.

(Bande-son : NTM, "Tout n'est pas si facile")

 

PSG 2 - Nice 1

Où, à en juger par les dix dernières minutes et la feuille de match, ça ne devait pas être beau à voir.

(Bande-son : NTM, "Pose ton gun")

Par Tof Mont'lair - Publié dans : Médias - Communauté : LA communauté football du blog
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Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 18:24
Ça, Jean-Eudes, petit chenapan, bougre de cachottier, tu nous as bien eus. Tous bernés, nous l'avouons de bon coeur. Nous qui croyions devoir nous apitoyer sur ton sort, nous inquiéter de ton silence et - pire! - du silence de possibles futurs employeurs de tes talents, nous ignorions la trame de ton avenir.

Oui, tu construis ton site internet, mais ce n'est que façade, nous le comprenons maintenant. Comment n'avons-nous pas pensé que tu te servais de la toile pour tisser des liens, multiplier les contacts, développer tes projets et trouver une réponse à l'angoisse de ces questions: que faire? que m'est-il permis d'espérer? Nous ne pouvions savoir...

Non, nous ne pouvions pas savoir que tu ouvrais en même temps des fenêtres par douzaines, que tu cherchais comme cherche ta génération - hypertextuellement, de lien en lien, de wiki en wiki, de site en site, sautant de ci, de là, de photo en vidéo. Or tu t'es laissé emporter par un algorithme de recherche pour échouer sur un forum. Là, tu as trouvé.

Oui, mon Jean-Eudes, au cours d'une de ces longues et blanches nuits tu as trouvé! Oh, ça ne ressemblait pas à grand-chose, de l'extérieur; ce n'était apparemment que l'annonce d'une nouvelle émission de télé-réalité. Mais cette banalité même te toucha au plus profond de ton âme: lorsque les vidéos de présentation des candidats eurent fini de défiler devant tes yeux, tu t'es écrié - nous l'entendons d'ici: "Gloire!" Ton horizon s'était éclairci, tu étais entré dans un autre monde.

Car tu as vu d'autres toi, mon Jean-Eudes. De jeunes Français, comme toi, habillés, coiffés, bijoutés comme pour te rencontrer; à la mode, bien sûr, et les dents aussi blanches que les tiennes, le sourire charmeur et un regard de conquérant. Serveurs, DJs, mannequins, ils se sentent à l'étroit dans leur patelin terne et sans vie; il leur faut de la place et du soleil pour briller de mille gloires: ils ont décidé de partir tenter le destin à Ibiza. N'est-ce pas un peu ton histoire qu'ils t'ont renvoyé? Depuis combien de temps te dis-tu que le PSG n'est pas pour toi, que tu t'y sens brimé par le public, pressé par l'entraîneur, gêné par tes partenaires? Jallet, Chantôme, Gameiro, Matuidi ne te ressemblent pas: vous ne parlez pas football avec le même accent. S'il faut maintenant subir Pastore...

Où trouver alors ces Vincent, Daïna, Christopher, Jordan, Alex, Gaelle? Non pas eux-mêmes, sans doute - qu'irais-tu faire à Ibiza? - mais leurs semblables, mais leurs frères? Ils te le crient à longueur de vidéo: "Dans le Nord!" Oui, le Nord, patrie auto-proclamée des bonnes gens et des coeurs simples. Le Nord où, preuve de tolérance, on ne dit pas "beauf" mais "ch'ti" et on en est fier! Là-bas, plus encore que faire la fête on adore prétendre la faire mieux que les autres. Oui, Jean-Eudes, tes yeux peuvent s'éblouir: ce pays est fait pour toi, jeune homme!

Alors, quand Gervais Martel, président du RC Lens et ministre du sport à Ch'tiland, t'a contacté pour t'embaucher, pouvais-tu refuser? Tu es maintenant joueur lensois, prêt à faire chavirer Bollaert? Un conseil pour la route: tu as le style pour réussir dans les boîtes de Tourcoing, mais attention, garçon, soigne ton accent! Ta ch'tification est à ce prix.
 
 
Au fait, il y avait du football ! Si, si, du football.
Russie 1 - Macédoine 0
(Bande-son: Jacques Brel, "Jef")
Par Jimmy Rocaille - Publié dans : Famille - Communauté : Vos blogs
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 22:50

 

La fin Août, quel bonheur! Pourquoi faudrait-il faire grise mine alors que le chemin du boulot est chaud et que les feuilles des arbres ne tombent pas encore? Les poètes et les maîtresses de maison peuvent autant qu'ils veulent vanter le printemps, ses bourgeons et ses premiers décolletés; appréciez d'Août les couleurs saturées, les récoltes abondantes et la dernière chaleur, lourde, écrasante, intolérable, définitive.

 

Joie d'Août est joie fiévreuse. Avril, Mai ou Juin fêtent la fin des souffrances hivernales et les promesses de l'été; dans un premier rayon ils voient tous les soleils futurs. Or, Août ne promet rien; l'obscurité tombe de plus en plus tôt, alors dans un dernier effort la lumière se fait mille fois plus épaisse, saturée, elle appuie la couleur sur la couleur, elle passe la couche sur la couche, au bleu du ciel, au fond des arbres, partout, inutile. La joie du dimache soir se voue à l'hystérie que le lundi matin aura oubliée, occupé à l'avance des pluies prochaines; l'ivresse des vins murmure: un mois encore avant le vin nouveau et les premières gelées.

 

Ces maigres angoisses n'ont aucune prise sur l'amateur de football. Pour ce dernier, Août est le premier pas du retour éternel de la saison, marqué comme tout début par ses excitantes incertitudes: vrai transfert, rumeur, faux-départ, rodage, travail des automatismes, travail foncier; sous un soleil de plomb le football bredouille et se mélange les mots: parle-t-il athlétisme? mécanique? économie? lui-même ne sait très bien où il en est. Les raisons des transferts sont obscures, leurs prix sont insensés. Entre nombres et mots, des noms: Untel par-ci, Telautre par-là, arrivée de Truc, départ de Bidule, retour de Prêt, option d'Achat. Un club, un joueur, un président, un nouvel entraîneur, deux anciens joueurs, et tout est différent, le match est relancé : But! - Pour qui?

 

En fin de compte, toute la caverne se retrouve sur le terrain à courir, passer, dribbler, marquer, perdre et gagner. Les prix noyés dans la sueur, promesses et mensonges dégagés en touche. Le LOSC remet crânement son titre en jeu, le PSG joue à le lui prendre. Manchester United est déjà fort. Cristiano Ronaldo marque un triplé entre les piquets de grève. Etc., etc., etc.

 

Pendant ce temps-là, que fait Jean-Eudes Maurice? Le pauvre garçon comprend qu'il n'a de parisien que le contrat de travail. Même le brand new public du Parc - familial, discret, consommateur à la mi-temps, avec son quota de femmes, bref : des gens biens - s'est rendu compte qu'il n'était pas plus un joueur de football qu'Alioune Touré. Eternel "jeune joueur" pour les commentateurs de Canal+, l'attaquant de 24 ans se fait de plus en plus régulièrement gruger par Jean-Christophe Bahebeck pour les fins de match ou les rencontres sans enjeu. D'ailleurs, même Javier Pastore, l'homme dont les talons s'achètent 40 millions d'euros, est plus jeune. Granddi Ngoyi, Neeskens Kebano sont sur le point d'être prêtés alors que le portable de notre homme s'entête à rester raisonnablement silencieux; pas la moindre petite rumeur ne l'envoie ici ni là, ni en Ligue1, ni en Ligue2, ni en Division One or Two. Quelle peine se fut de le voir dimanche, coquettement coiffé comme s'il s'était préparé à jouer, assis en tribune à deux sièges de son directeur sportif!

 

Il n'avait pourtant pas l'air inquiet, et pour cause. Que lui importent les sifflets du Parc? Que lui importe de ne pas jouer, de ne pas même trouver d'autre club, d'autre terrain où courir comme un cabri et sauter à contre-temps? Les collègues se font transférer? négocient des contrats? Ils découvrent leurs partenaires, s'échauffent, s'entraînent? Ils surmontent la concurrence, ils progressent? Ils jouent, bien ou mal, se blessent, reviennent et recommencent? Que lui importe, à ce sage footballeur? Pendant ce temps-là, Jean-Eudes Maurice construit son site officiel.

Par Georgette Sable - Publié dans : Calendrier - Communauté : Humeurs
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Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 22:10
Si le journal Le Monde est à la pointe de l'information, son site internet lemonde.fr atteint aujourd'hui des sommets en matière de divertissement. Nous ne parlons pas des chats interactifs, ni des commentaires des lecteurs, ni de la foultitude de blogs sur pêle-mêle la littérature, la bande dessinée, le foot, le rugby, encore le foot, le sport, toujours le foot, la cuisine et le ballon rond, blogs tous plus calés, décalés, recalés les uns que les autres.

Non, nous parlons du choix cornélien que proposait la page d'accueil du site en fin d'après-midi. Avis aux amateurs de direct et de sensations fortes, deux liens se faisaient concurrence, disposés l'un au dessous de l'autre, l'un soutenu par une grande photo exotique et l'autre par une photo plus petite mais en plein centre de la page. C'est ce dernier qui nous attira d'abord, puisque aussi c'était ce que nous cherchions. Mais au moment où nous cliquions sur "Ligue1 : suivez PSG-Valenciennes en direct", au moment où la page d'accueil disparaissait, nous nous empressions d'ouvrir un nouvel onglet pour y retourner et vérifier que nous avions bien lu. Lenteur du wi-fi, maudit sois-tu! Quand enfin la photo apparut, le ciel bleu sur des tons de beige, de la fumée... "Suivez en direct la bataille de Tripoli".

Aïe ! Voilà que notre dimanche d'un seul coup s'est terni. Nous qui croyions passer la fin du week-end à suivre la première victoire du PSG en championnat, voilà que le doute s'installait. Le foot ? La guerre ? La guerre ? Le foot ? Comment choisir !  D'un côté, les noms des armes, de l'autre les noms des joueurs. Le nombre de morts contre le prix de Pastore. Des tirs des deux côtés. Certains lecteurs trouvent peut-être excitant d'avoir à faire un tel choix. Soit. Mais que diront-ils quand non seulement lemonde.fr proposera en temps réel le suivi de ces deux événements de l'Histoire de la Civilisation, mais quand les sites de vidéo en streaming le feront aussi ! Déjà, nous regrettions de ne pas avoir la télévision pour regarder le match d'un côté et suivre les combats de l'autre. Rendez-vous compte des cris retentissant, des voisins accourant : "Qui a marqué ? - Personne, mais Khadafi contre-attaque! - Je croyais qu'il était blessé. - Non, ça c'est son fils qu'on a cru mort. - Ah non, pardon, je confonds avec Hoarau. - 40 millions d'euros. - Oui, cher le Pastore, hein? - Mais non, c'est le prix d'un raid aérien."

Finalement, nous avons coupé la poire en deux : nous nous sommes battus avec notre connexion internet afin de voir un but sur trois, deux passes manquées de Matuidi, Chantôme bronzé, les beaux cheveux de Sirigu et un Parc plein qui siffle plus souvent qu'il n'applaudit tout en applaudissant plus qu'il ne chante. Nous aurons bien le temps de compter les morts demain : c'est lundi, le foot fait relâche !

Car il y avait du foot!
PSG 2 - Valenciennes 1
(Bande-son : NTM, "Paris sous les bombes".)
Par Amiral Montfort - Publié dans : Médias - Communauté : Humeurs
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