La blanchisseuse et le petit remorqueur.

Publié le par Grôme BonalD

C'est à Marseille, ville de savons, à l'occasion du match entre l'OM et le PSG du dimanche 20 mars 2011, que le Groupe Intellectuel de Généralisation de la Nouveauté a décidé de mettre à l'essai un nouveau procédé permettant de déterminer la motivation d'une équipe et donc la qualité d'un match. Un outil indispensable à l'époque où les contrats se renouvellent chaque jour et où le niveau de la Ligue 1 est critiqué même par son principal annonceur.

 

"Le procédé est simple, nous explique Bernie Véa, son promoteur. A la mi-temps et à la fin de chaque match, nous récupérons les maillots des joueurs que nous conservons dix minutes dans une essoreuse multisensorielle. Cette dernière calcule, d'après l'odeur, la salinité et l'humidité des maillots, la quantité transpirée par chaque équipe."

 

Il continue : "Enfin une donnée statistique intéressante ! Tout le monde sait (sic) que pour gagner il faut mouiller le maillot. C'est ce que les gens attendent ! C'est pourtant la seule donnée qu'ils ignorent : on les informe du nombre de tirs ou de tacles, mais ces chiffres ne parlent pas tant qu'on n'y adjoint pas l'intensité révélée enfin par notre machine."

 

Résultat mi-figue mi-raisin pour cette première expérience, étant donné qu'on ne peut la comparer à rien. L'enthousiasme de monsieur Véa, rencontré de nouveau à la fin du match, ne s'est pourtant pas refroidi : "Nous avons maintenant notre étalon ! Nous savons quelle quantité de sueur doit être produite par un bon match de Ligue 1."

 

Il n'a cependant pas souhaité commenter l'information selon laquelle les deux équipes auraient autant transpiré l'une que l'autre. "Si vous êtes réticents au progrès, restez à compter les passes et à calculer la possession de balle. Ça explique quelque chose ? Non ? Alors f...-moi la paix !"

 

Volontiers, car il y avait du foot, et du bon :

 

Olympique de Marseille 2 - Paris-Saint-Germain 1

(Bande-son du match : Alain Souchon, "L'amour à la machine")

Publié dans Futurisme

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